
JOURNAL SUD-OUEST - Jeudi 3 Juillet 2008
Extrait - "Janoueix les "J" en Libournais" par César Compadre
"Dès qu'on parle du vin et de son environnement, je suis heureux. Pepsi et Coca sont mes ennemis. On doit faire vivre notre produit."
La famille Janoueix a son point d'ancrage au château Haut Sarpe, splendide propriété entourée de vignes, sur les hauteurs de Saint-Emilion. Ce fief bordealis a aussi son pendant en Corrèze, à Meymac. "Toute la famille s'y retrouve au moins pour la fête du 15 Août. Je vais d'ailleurs ouvrir prochainement à Meymac un Musée des Migrants pour rendre hommage à tous ces Corréziens partis chercher une vie meilleure."
"J'en ai plusieurs comme ça, avec des sujets me tenant à coeur..." Les chemins de Saint-Jacques-De-Compostelle, une collection de 65 000 étiquettes (dont 5 000 sur les femmes) mais surtout les Maisons de Vignes, un sujet sensible.
" Personne ne s'occupe de ces petites cabanes existant de tout temps au milieu des parcelles. On en restaure dans tous les vignobles... et très peu en bordelais. Patrimoine vivant et vrai, je me bats pour les sauver. Nous sommes des paysans : bâtir et préserver est notre devoir."
Chirac à Haut Sarpe
"La providence était avec nous. Jean-Pierre Moueix autre corrézien du Libournais, né la même année que moi, nous a aussi conseillé sur des achats de propriétés. Collectionneur d'art, il était brillant" rappelle Marie-Antoinette, par ailleurs plusieurs fois hôte des Chirac - autres Corréziens - au château de Bity. "Je me souviens de Claude, leur fille alors âgée de 11 ans, grimpant ici aux sapinettes de la propriété avec mes enfants" complète Jean-François Janoueix. "Mais notre famille n'a jamais fait de politique car nous avons des clients de partout..." Et chez les Janoueix, un client est un client. "Pendant les vendanges, une équipe de TF1 est venue filmer chez nous. Pour nos vieux clients, passez à la TV c'est être le roi."
De toute évidence, ces corréziens du Libournais rendent tous les jours leur terreau fertile... "Dans 50 ans, j'espère que le vin sera toujours un plus pour la France" conclut la vieille dame, se retirant, ses notes à la main.