
JOURNAL SUD-OUEST - Vendredi 22 juin 2007
Extrait - "Investir en Bordelais"
"Nous commercialisons une vingtaine de châteaux nous appartenant dans le Libournais.
Le marché français traditionnel (particulier, caviste, comité d'entreprise...) est au coeur de notre activité. On ne peut être bon à l'export sans être costaud en France. Nous voyons à VINEXPO nombre de sommeliers et de restaurateurs"
Jean-Philippe Janoueix, troisième génération d'une famille venue de Corrèze, s'active sur son stand. Il expose avec le club Vignobles et Signatures structure réunissant des exploitations familiales de toute la France, comme H. Cuvelier et Fils, en Médoc, ou le Domaine de Cauhapé à Jurançon (Pyrénées Atlantiques)
"Notre activité est à 40% à l'export mais le marché domestique est le meilleur "amortisseur" pour nos affaires. Hors frontières, un boycott américain, des parités monétaires défavorables, des effets millésimes ... peuvent écrouler un marché. Avec une France forte, nous répartissons les risques."
Avec cette politique, résultat notamment d'années de "porte à porte" dans le Nord, en Bretagne et en Normandie, Joseph Janoueix affiche 750 000 bouteilles vendues annuellement, entre 7 et 70 euros, une gamme très large.
"Nous continuerons tant que des commerciaux motivés travailleront, notamment le soir, quatre à cinq mois par an, hors de chez eux"
Et l'avenir ?
"Exporter un peu plus tout en renforçant la marché français traditionnel. Et continuer à investir en Bordelais, vignoble plus prometteur que l'Argentine ou le Chili"
PORTRAIT D'UN VIGNERON
Jean-François Janoueix
Revue canadienne"Les 100 meilleurs vins" Guide Aubry 2007
"Il a fêté ses soixante dix printemps et ne tient toujours pas en place.
L'oeil vif, l'esprit curieux, le verbe agile, le coeur sur la main, "Papy" - pour les intimes, qui sont d'ailleurs de plus en plus nombreux chaque jour - est un pèlerin du vin comme on n'en fait plus. Un espèce de patriarche en survêtement qui prêche la bonne nouvelle auprès de ses amis clients à un rythme inversement proportionnel aux communications sur Internet.
Pour Jean-François Janoueix, vendre du vin, son vin, c'est comme élargir un peu la famille pour y faire entrer de nouveaux membres, avec qui il partagera justement ses trésors de famille.
"J'ai tout de même une cinquantaine d'employés qui comptent sur moi et à qui je suis redevable. Et puis, je tiens à rencontrer les gens qui boivent mes vins" dira l'homme pour qui, justement, vendre du vin, "c'est tout de même autre chose que de vendre des téléphones cellulaires"
Il est aussi avant tout un Corrézien (comme les Moueix, maintenant à Libourne) qui, dans la foulée du grand-père, Jean Janoueix, venu à Bordeaux en 1898, a consolidé lentement, patiemment, laborieusement son affaire, sans faire d'histoires, tissant au passage des amitiés solides tout en rénovant une ribambelle de domaines du Libournais (dix sept en tout!) reconnus aujourd'hui par les amateurs pour l'authenticité et la régularité des vins produits.
Ce sont ses trésors! "J'ai d'ailleurs ici les clés (de ces domaines) et elles sont nombreuses ! Mais, comme dans toutes mes collections, je sais exactement où se trouvent les choses" poursuivra un Janoueix malicieux qui vous regarde du coin de l'oeil.
La dernière clé en date ouvre la porte du Château La Confession, dont le 2005 primeur possède tout du velouté d'un grand pomerol, tout en étant situé géographiquement parlant, en périphérie immédiate. La clé du bonheur !
Parmi les autres trésors disponibles sur nos tablettes, notons les châteaux :
- La Gasparde en Côtes de Castillon,
- Le Castelot Saint-Emilion - Grand Cru,
- Haut Sarpe Saint-Emilion - Grand Cru Classé, plus dense que le précédent,
- La Croix et La Croix Saint-Georges, deux Pomerols racés, à la sève nourrie, mûre et satinée, caressante et d'excellente tenue, au profil féminin (surtout le second) et, enfin,
- le Bordeaux supérieur Château Croix-Mouton.
Notez que la propriété achetée en 1997 a troqué cette année son nom, Château Mouton pour Croix-Mouton, afin d'éviter la confusion avec son homonyme de la rive gauche.
C'est le fils, Jean-Philippe, qui a les clès pour un vin qui gagne un peu plus en caractère et en raffinement, avec les millésimes qui passent.
Un Bordeaux bien au-dessus de son classement en appellation Saint-Emilion, au fruité précis, de bonne constitution, mais souple et charmeur"
REVUE CAFES HOTELS RESTAURANTS DE PARIS
Extrait -Décembre 2006
Vignobles et Signatures, la relève
"Au Bristol, c'est la nouvelle génération des membres de Vignobles et Signatures qui ont présenté les vins de leurs domaines. Ce club, créé ily a vingt et un ans, réunis une vingtaine de domaines séléctionnés pami les meilleurs et les plus réputés dans chaque appellation.
Les fondateurs de ces maisons d'exception passent progressivement la main. Aussi, au Bristol,ils ont envoyé cette année la nouvelle génération présenter leur vins.
Une occasion de découvrir qu'à Bordeaux, c'est Jean-Philippe Janoueix et son beau-frère qui peu à peu assurent la relève de Jean-François Janoueix au Château La Croix Saint-Georges à Pomerol."
LE CHOIX DE LA BARRIQUE CIGARE

Non content de s'imposer des méthodes peu orthodoxes à chacune des étapes du processus de vinification, Jean-Philippe Janoueix n'hésite pas à remettre en cause ses outils de travail.
"Il faut revoir les barriques qui ont été inventées pour le transport et la clarification" assure-t-il en désignant du doigt les étonnants fûts allongés et presque alignés au château Chazmbrun.
Composés de 34 à 37 douelles ceux-ci permettent "un meilleur étalement des lies ainsi qu'une meilleure répartition du poids" selon Jean-Philippe Janoueix. "On limite ainsi les déviations aromatiques".
A la tonnellerie Demptos, qui a conçu ces étonnantes barriques "flûte" ou "cigare" d'une contenance de 225 litres) on reconnaît qu'elles sont "rarement utilisées en France... la surface de contact du bois est différente, les fonds sont plus petits et la chauffe plus longue entraîne des variations sur la qualité du boisé". La précipitation en est améliorée d'autant.
Reste que cette production de fûts demeure confidentielle (une cinquantaine par an pour la France) et engendre un surcoût d'environ 10% de l'achat. Le prix de la qualité ... et de l'originalité.
Et pour se démarquer, la barrique peut également constituer un élément de communication à ne pas négliger.
"La Tribune - Hors série n°3 de l'Esprit du Sud-Ouest - L'Esprit du vin - Décembre 2000"
PAROLES DE SOMMELIERS
Christian de Saint Roche - rédacteur en chef de la revue des sommeliers.
Depuis la fin des années 80, des grands groupes, des établissements financiers ou des familles fortunées investissent, avec des moyens souvent considérables, dans le vignoble girondin.
Dans cette "remise à niveau" de propriétés les résultats sont remarquables. Ils y ajoutent parfois une certaine flamboyance.
En cela ils ne font que suivre la Famille Joseph Janoueix qui depuis plus d'un quart de siècle, et plus modestement, a restauré les domaines acquis y ajoutant ce que nous appelons "la façon Joseph Janoueix", faite de patience et de rigueur corrézienne avec un goût et un respect pour l'Art du beau en viticulture et pour l'architecture campagnarde du Libournais.
Bernard Henri-Enjalbert, auteur, Bordas, "l'Histoire de la Vigne et du Vin" 1987
Telle est la "Saga Janoueix" qu'Yvon Gattaz, Membre de l'Institut et de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, ancien Président du CNPF, résumait ainsi :
"... la Maison Joseph Janoueix est sans doute l'un des meilleurs exemples d'une entreprise de taille humaine, fondée sur la responsabilité familiale, la foi et la confiance en l'homme et la recherche permanenete de la qualité.
Ce sont les fondements de la pérénité et du dynamisme d'une entreprise patrimoniale performante."
Revue Gault-Millau
"Des châteaux discrets, des vins surprenants, vedettes de nos dégustaions à l'aveugle"